Les employeurs du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire (supermarchés, supérettes, franchises de proximité) doivent appliquer une nouvelle grille de salaires minima conventionnels. L’avenant n° 99, qui revalorise les minima de +1,09 %, a été étendu par arrêté du 6 juillet 2026 : il s’impose désormais à toutes les entreprises de la branche (IDCC 2216).
Ce guide détaille la nouvelle grille, sa date d’application, les entreprises concernées, l’articulation avec le SMIC et les démarches pour se mettre en conformité.
#Ce qui change avec l’avenant n° 99
La branche du commerce à prédominance alimentaire a signé un avenant salaires n° 99 le 17 avril 2026, revalorisant l’ensemble de sa grille. Son extension le rend obligatoire pour tous.
| Étape | Date |
|---|---|
| Signature de l’avenant n° 99 | 17 avril 2026 |
| Extension par arrêté | 6 juillet 2026 |
| Publication au Journal officiel | 10 juillet 2026 |
| Application à toutes les entreprises | Champ de l’IDCC 2216 |
Grâce à l’extension, les dispositions de l’avenant s’appliquent désormais à tous les employeurs et salariés entrant dans le champ de la convention collective, et non plus aux seules entreprises adhérentes aux organisations signataires.
Pour appliquer la bonne grille dans vos bulletins, QuickPaie Express intègre les minima conventionnels et automatise le calcul.
#La nouvelle grille de salaires 2026
La revalorisation moyenne est de +1,09 % sur l’ensemble de la grille.
| Indicateur | Valeur 2026 |
|---|---|
| Salaire minimum le plus bas | 1 824,59 €/mois brut |
| Salaire minimum le plus élevé | 3 996,47 €/mois brut |
| Revalorisation moyenne | +1,09 % |
Comme dans toute grille conventionnelle, le montant applicable dépend du niveau et de l’échelon du salarié. L’employeur doit se référer à la grille officielle pour déterminer le minimum de chaque poste.
#Qui est concerné ?
La convention collective du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire (brochure n° 3305, IDCC 2216) couvre un champ large :
| Type d’entreprise | Concerné |
|---|---|
| Supermarchés et hypermarchés | Oui |
| Supérettes et commerces de proximité | Oui |
| Franchises alimentaires | Oui |
| Grossistes à prédominance alimentaire | Oui |
De nombreuses TPE et PME (supérettes de quartier, franchises indépendantes) sont donc directement concernées par cette revalorisation. C’est un point d’attention majeur pour les gérants de petites surfaces.
#Articulation avec le SMIC
Comme pour toute grille conventionnelle, l’employeur applique le montant le plus favorable au salarié entre le SMIC et le minimum conventionnel.
Depuis la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026, le salaire minimum légal a augmenté. Les premiers échelons de la grille, proches du SMIC, doivent être surveillés : si un minimum conventionnel passe sous le SMIC, c’est le SMIC qui prime.
| Cas | Montant appliqué |
|---|---|
| Minimum conventionnel ≥ SMIC | Minimum conventionnel |
| Minimum conventionnel < SMIC | SMIC |
#Démarches pour l’employeur
Pour être en règle :
- Récupérer la grille de l’avenant n° 99 (IDCC 2216).
- Vérifier le niveau et l’échelon de chaque salarié.
- Comparer le salaire versé au nouveau minimum.
- Réajuster les rémunérations inférieures.
- Mettre à jour le logiciel de paie.
- Vérifier les éléments indexés (primes, majorations).
Cette vigilance s’inscrit dans le suivi plus large des salaires minima conventionnels 2026 et des revalorisations de branche comme celle des jardineries au 1er juillet 2026.
#Impact sur le bulletin de paie
Une hausse du minimum conventionnel se répercute au-delà du salaire de base :
| Élément | Impact |
|---|---|
| Salaire de base | Relevé au nouveau minimum si inférieur |
| Cotisations sociales | Recalculées sur la nouvelle base |
| Heures supplémentaires | Majoration sur le nouveau taux horaire |
| Ancienneté et primes | Éventuellement recalculées |
Pour éditer un bulletin conforme intégrant ces revalorisations, consultez notre guide pour créer une fiche de paie.
#Un secteur où les TPE sont en première ligne
Le commerce à prédominance alimentaire ne se limite pas aux grandes surfaces. De nombreuses petites structures relèvent de cette convention : supérettes de quartier, épiceries de proximité, franchises indépendantes exploitées par un gérant unique.
Pour ces employeurs, souvent sans service RH dédié, le suivi des revalorisations conventionnelles est un point de vigilance régulier. Une grille est renégociée chaque année, et son extension la rend obligatoire pour tous. Passer à côté d’une revalorisation, c’est risquer de payer ses salariés en dessous du minimum légal de la branche.
La bonne pratique consiste à vérifier au moins une fois par an l’existence d’un nouvel avenant salaires, et à s’appuyer sur un logiciel de paie qui intègre automatiquement les grilles à jour.
#Le risque en cas de non-application
Verser un salaire inférieur au minimum conventionnel n’est pas sans conséquence :
| Risque | Conséquence |
|---|---|
| Rappel de salaire | Réclamation possible sur 3 ans (prescription) |
| Contentieux prud’homal | Litige, dommages-intérêts |
| Redressement URSSAF | Cotisations recalculées |
| Image employeur | Impact sur le climat social et le recrutement |
Dans un secteur en tension de recrutement comme le commerce de proximité, respecter la grille est aussi un argument d’attractivité : afficher des rémunérations conformes rassure les candidats.
#Une grille renégociée chaque année
Le commerce à prédominance alimentaire fait partie des branches dynamiques en matière de négociation salariale. Chaque année, les partenaires sociaux se réunissent pour actualiser la grille, généralement au regard de l’inflation et de l’évolution du SMIC.
Cette régularité a une conséquence pratique pour l’employeur : la grille de cette année ne sera pas celle de l’an prochain. Il faut donc suivre les avenants au fil de l’eau et anticiper les revalorisations.
| Bonne pratique | Fréquence |
|---|---|
| Vérifier l’existence d’un nouvel avenant salaires | Au moins 1 fois par an |
| Contrôler la parution de l’arrêté d’extension | À chaque avenant |
| Mettre à jour le paramétrage paie | À chaque nouvelle grille |
| Comparer minima et SMIC | À chaque revalorisation du SMIC |
L’extension par arrêté est le signal à ne pas manquer : c’est elle qui rend la grille obligatoire pour tous. Tant qu’un avenant n’est pas étendu, seules les entreprises adhérentes aux organisations signataires sont tenues de l’appliquer — mais l’extension, comme celle du 6 juillet 2026, généralise l’obligation à l’ensemble du secteur.
S’appuyer sur un logiciel de paie qui intègre automatiquement les grilles conventionnelles à jour reste la meilleure garantie de conformité, surtout pour les petites structures sans service RH.
#FAQ : minima commerce alimentaire 2026
#Depuis quand la nouvelle grille est-elle obligatoire ?
Depuis l’extension par arrêté du 6 juillet 2026 (publié le 10 juillet 2026), l’avenant n° 99 s’applique à toutes les entreprises du champ de l’IDCC 2216.
#De combien augmentent les minima ?
De +1,09 % en moyenne, avec des salaires minima allant de 1 824,59 € à 3 996,47 € bruts mensuels selon le niveau et l’échelon.
#Mon supérette indépendante est-elle concernée ?
Oui. Depuis l’extension, la grille s’impose à toutes les entreprises relevant de la convention, y compris les petites surfaces et franchises indépendantes.
#Que faire si un minimum est inférieur au SMIC ?
Vous appliquez le SMIC, plus favorable. Le minimum conventionnel ne s’impose que lorsqu’il dépasse le SMIC.
#Dois-je revaloriser rétroactivement ?
L’avenant s’applique selon les modalités qu’il prévoit. En cas de doute sur la date d’effet pour votre situation, référez-vous au texte de l’avenant et à l’arrêté d’extension.
#Où trouver la grille officielle ?
La grille est annexée à l’avenant n° 99, publié dans la convention collective (IDCC 2216, brochure 3305). Le texte est consultable sur Légifrance, et son extension a été confirmée par l’arrêté du 6 juillet 2026. Votre organisation professionnelle ou votre éditeur de paie peut également vous la fournir à jour.
#Conclusion
L’avenant n° 99 du commerce à prédominance alimentaire (IDCC 2216), étendu le 6 juillet 2026, revalorise les minima de +1,09 %, avec une grille allant de 1 824,59 € à 3 996,47 € bruts. Toutes les entreprises du secteur — y compris les supérettes et franchises de proximité — doivent l’appliquer. La démarche : vérifier la classification, réajuster les salaires concernés et mettre à jour la paie, sans oublier la primauté du SMIC lorsqu’il est plus favorable.
Pour appliquer automatiquement les bonnes grilles conventionnelles, QuickPaie Express sécurise le calcul de vos bulletins.
Sources officielles : Légifrance — Convention collective commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire (IDCC 2216) · Légifrance — Journal officiel · Service-Public — Salaire minimum conventionnel