Les employeurs du secteur des jardineries et graineteries doivent mettre à jour leurs bulletins de paie : une nouvelle grille de salaires minima conventionnels est devenue obligatoire pour toutes les entreprises du secteur au 1er juillet 2026, après son extension par arrêté. Avec une revalorisation moyenne de +6 %, l’impact est loin d’être négligeable.
Ce guide fait le point sur la nouvelle grille (convention collective IDCC 1760), sa date d’application, la nouvelle classification, l’articulation avec le SMIC et ce que l’employeur doit concrètement faire.
#Ce qui change au 1er juillet 2026
La branche des jardineries et graineteries a renégocié ses salaires minima. Le calendrier d’application s’est déroulé en deux temps :
| Étape | Date | Portée |
|---|---|---|
| Accord de branche | 2 avril 2026 | Nouvelle grille |
| Application pour les adhérents | 1er mai 2026 | Entreprises adhérentes à la fédération |
| Extension par arrêté | 27 juin 2026 | Toutes les entreprises du secteur |
| Obligation généralisée | 1er juillet 2026 | Grande chaîne comme graineterie indépendante |
L’extension est le point clé : avant elle, seules les entreprises adhérentes à l’organisation patronale signataire étaient tenues d’appliquer la grille. Depuis l’arrêté du 27 juin 2026, toutes les entreprises relevant de la convention collective (IDCC 1760) doivent la respecter.
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#La nouvelle grille de salaires
La revalorisation atteint +6 % en moyenne sur l’ensemble de la grille pour 2026 — une hausse significative, supérieure à celle observée dans de nombreuses branches.
| Indicateur | Valeur 2026 |
|---|---|
| Salaire minimum le plus bas | environ 1 823 €/mois brut |
| Salaire minimum le plus élevé | environ 3 900 €/mois brut |
| Revalorisation moyenne | +6 % |
Les montants exacts dépendent du niveau et du coefficient du salarié dans la classification de la branche. Il est donc indispensable de se référer à la grille officielle pour déterminer le minimum applicable à chaque poste.
#Une nouvelle classification
La grille 2026 s’accompagne d’une nouvelle classification des emplois, alignée sur les évolutions de la branche. Concrètement, chaque poste est rattaché à un niveau et à un coefficient qui déterminent le salaire minimum.
Pour l’employeur, cela implique de vérifier le positionnement de chaque salarié :
- Identifier l’emploi réellement occupé (fonctions, responsabilités).
- Le rattacher au bon niveau de la nouvelle classification.
- Vérifier le coefficient et le minimum correspondant.
- Comparer avec le salaire réellement versé.
Une erreur de classification peut conduire à sous-payer un salarié par rapport au minimum conventionnel, avec un risque de rappel de salaire.
#Articulation avec le SMIC
Un principe essentiel : l’employeur doit toujours verser le montant le plus favorable au salarié, entre le SMIC légal et le minimum conventionnel.
| Situation | Montant à appliquer |
|---|---|
| Minimum conventionnel > SMIC | Le minimum conventionnel |
| Minimum conventionnel < SMIC | Le SMIC |
Depuis la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 (12,31 €/h), certains bas de grille conventionnels peuvent se retrouver proches ou en dessous du SMIC. Dans ce cas, c’est le SMIC qui s’applique. La nouvelle grille jardineries, avec sa hausse de +6 %, vise justement à repositionner les minima au-dessus du salaire légal.
#Ce que l’employeur doit faire
Pour être en conformité au 1er juillet 2026 :
- Télécharger la nouvelle grille officielle (IDCC 1760).
- Vérifier la classification de chaque salarié.
- Comparer le salaire versé au nouveau minimum.
- Réajuster les salaires inférieurs au minimum.
- Mettre à jour le paramétrage de votre logiciel de paie.
- Informer les salariés concernés par une augmentation.
Cette démarche rejoint la vigilance générale sur les salaires minima conventionnels revalorisés en 2026, qui touchent de nombreuses branches au fil de l’année.
#Impact sur le bulletin de paie
Une revalorisation du minimum conventionnel a des effets en cascade :
| Élément | Impact |
|---|---|
| Salaire de base | Augmenté si inférieur au nouveau minimum |
| Cotisations | Recalculées sur la nouvelle base |
| Heures supplémentaires | Majoration calculée sur le nouveau taux horaire |
| Primes indexées | Éventuellement revalorisées |
Il faut donc veiller à répercuter la hausse non seulement sur le salaire de base, mais aussi sur tous les éléments qui en découlent. Pour créer un bulletin conforme, consultez notre guide pour créer une fiche de paie.
#Comment lire une grille conventionnelle
Une grille de salaires minima peut sembler complexe. Elle repose en réalité sur quelques notions simples :
- Le niveau : il traduit le degré de responsabilité et d’autonomie du poste (employé, technicien, agent de maîtrise, cadre).
- Le coefficient (ou échelon) : il affine le positionnement à l’intérieur d’un niveau.
- Le salaire minimum : c’est le montant brut mensuel garanti pour ce niveau/coefficient.
Pour un salarié, il faut donc croiser son emploi réel avec la grille pour trouver le minimum applicable. Attention : c’est bien la fonction réellement exercée qui compte, pas l’intitulé du poste. Un salarié dont les missions dépassent son coefficient officiel peut revendiquer un reclassement.
Dans les jardineries, les emplois vont typiquement du vendeur conseil en végétaux au responsable de rayon, en passant par les caissiers, les pépiniéristes et les agents d’entretien des espaces de vente. Chacun relève d’un niveau précis de la grille.
#Le risque en cas de non-application
Ne pas appliquer le minimum conventionnel expose l’employeur à plusieurs risques :
| Risque | Conséquence |
|---|---|
| Rappel de salaire | Le salarié peut réclamer la différence sur 3 ans |
| Contentieux prud’homal | Litige et dommages-intérêts possibles |
| Redressement URSSAF | Cotisations recalculées sur la base due |
| Sanction pénale | En cas de non-respect caractérisé du salaire minimum |
La prescription des salaires étant de 3 ans, un oubli peut coûter cher rétroactivement. Mieux vaut donc réajuster dès l’entrée en vigueur de la nouvelle grille, le 1er juillet 2026.
#FAQ : minima jardineries 2026
#Quelle est la date d’application obligatoire ?
Le 1er juillet 2026 pour toutes les entreprises du secteur, à la suite de l’extension de la grille par arrêté du 27 juin 2026.
#De combien augmentent les salaires ?
La revalorisation moyenne est de +6 % sur l’ensemble de la grille, avec des minima allant d’environ 1 823 € à 3 900 € bruts mensuels selon le coefficient.
#Mon entreprise est-elle concernée si elle n’adhère à aucune fédération ?
Oui. Depuis l’extension par arrêté, la grille s’impose à toutes les entreprises relevant de la convention collective des jardineries et graineteries (IDCC 1760), qu’elles soient adhérentes ou non.
#Que faire si mon minimum conventionnel est inférieur au SMIC ?
Vous devez appliquer le SMIC, toujours plus favorable. Le minimum conventionnel ne s’applique que lorsqu’il est supérieur au SMIC.
#Comment vérifier le minimum applicable à un salarié ?
En identifiant son niveau et son coefficient dans la nouvelle classification, puis en lisant le minimum correspondant sur la grille officielle.
#Jardineries : un secteur marqué par la saisonnalité
Les jardineries et graineteries connaissent une forte saisonnalité : le printemps concentre l’essentiel de l’activité, avec des recrutements temporaires (CDD saisonniers, extras). Cette réalité a des implications directes sur la paie.
| Situation | Point d’attention |
|---|---|
| CDD saisonnier | Minimum conventionnel applicable dès le 1er jour |
| Temps partiel | Minimum proratisé selon la durée du travail |
| Extra / renfort week-end | Respect du minimum horaire |
Pour ces contrats courts, la nouvelle grille du 1er juillet 2026 s’applique immédiatement, comme pour les CDI. Un saisonnier recruté à l’été 2026 doit donc être rémunéré selon la grille étendue. Les employeurs qui préparent leur saison doivent intégrer cette hausse dans leurs budgets de main-d’œuvre.
La bonne pratique consiste à paramétrer la nouvelle grille avant le pic saisonnier, pour éviter d’embaucher des dizaines de saisonniers sur une base erronée — ce qui multiplierait d’autant les rappels de salaire en cas d’erreur.
#Conclusion
Au 1er juillet 2026, la nouvelle grille de minima des jardineries et graineteries (IDCC 1760) devient obligatoire pour toutes les entreprises du secteur, avec une hausse moyenne de +6 %. Chaque employeur doit vérifier la classification de ses salariés, réajuster les salaires inférieurs au nouveau minimum et mettre à jour son logiciel de paie — sans oublier que le SMIC prime lorsqu’il est plus favorable.
Pour appliquer automatiquement les bonnes grilles et sécuriser vos bulletins, QuickPaie Express vous accompagne dans le calcul des minima conventionnels.
Sources officielles : Légifrance — Convention collective jardineries et graineteries (IDCC 1760) · Légifrance — Journal officiel · Service-Public — Salaire minimum conventionnel